Etudier

Récupérer un nom de domaine que l'on a oublié de renouveler ou bien que l'on a omis de déposer et qui a été récupéré par un cybersquatter, n'est pas chose aisée. Le site cybersquatting.fr décortique le phénomène du piratage de noms de domaine.

Une étude menée par le cabinet CSC laisse apparaître que la majorité des noms de domaines comprenant une marque l'on été par des cybersquatteurs et on par les détenteurs de marques officiels. L'explication est simple: le faible prix des noms de domaines permet au cybersquatter de déposer en masse tout ce qui bouge et en particulier les noms de domaine de marques. Les détenteurs de marque passent par des intermédiaires et tout dépôt leur revient environ 10 fois plus cher qu'au cybersquatter qui les a ciblé.

Ainsi, selon l'étude: 

- 72 % des noms de domaine correspondant à des marques, enregistrés à l’identique ou non, sont la propriété de tiers (personnes physiques ou morales autres que le détenteur de la marque). 
- 89,45 % des noms de domaine déposés par les tiers comportent soit la dénomination exacte, soit un terme situé à gauche ou à droite de la marque (par exemple, ‘wwwmarque’ ou ‘marqueonline’). 
- 76 % des noms de domaine de tiers ont un site Web actif. C’est le cas de 53 % des noms de domaine appartenant aux titulaires des marques. 
- 34 % des noms de domaine de tiers sont utilisés à des fins de services de paiement au clic (Parking). 
- 51 % des noms de domaine de tiers portaient l’extension .com 
- Parmi les noms de domaine des tiers déposés, 5,1 % l’étaient sous l’extension .co.uk et 4 % sous l’extension .de, les extensions pays les plus utilisées.

Gérard Haas, avocat français spécialiste du secteur, a réalisé une présentation sur le sujet qu'il a basculé sur Slideshare fin 2008.

La meilleure stratégie reste de déposer un large parc de noms de domaine de façon préventive, ce qui permettra d'éviter toute tentation à un cybersquatter éventuel. Mais comme il n'est pas possible de déposer toutes les variantes possibles et imaginables, il faut se concentrer sur les extensions qui intéressent le plus les cybersquatteurs:

  • .com en priorité, fussent-ils des variantes orthographiques ou des fautes de frappes
  • les domaines susceptibles de générer un trafic suffisant (200 visiteurs par mois suffisent pour amortir un nom de domaine à un cybersquatter organisé de façon industrielle)

 Mais, souvent, les PME découvrent sur le sujet du cybersquatting lorsqu'elles en sont victimes et qu'un des noms de domaine légitime a été détourné.

Le site cybersquatting.fr édité par Raphaël Richard, expert de la valorisation des marques sur internet, décrit du point de vue juridique le phénomène du cybersquatting et décrit, dans un ebook téléchargeable, les stratégies pour récupérer un nom de domaine cybersquatté.

En une heure, l'entreprise victime d'un cybersquatter peut ainsi penser une stratégie lui permettant de récupérer sous une à trois semaines et au meilleur prix, son nom de domaine. Le guide "Récupérer un nom de domaine cybersquatté" indique pour 16 cas de figure précis, comment mesurer le préjudice en chiffre d'affaires subi, quels sont les différentes catégories de cybersquatters et s'il est nécesaire de faire appel à un avocat.

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